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 Sujet du message: Le mur de la honte (1961-1989)
MessagePosté: Lun 9 Nov 2009 11:00 
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En ce jour du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin revenons sur son histoire, de sa construction à sa chute, gros plans sur les moments forts de son histoire :

L’échec du système communiste
Pendant quarante ans, la République démocratique allemande (RDA), fondée le 7 octobre 1949 sous influence soviétique, empêche et refuse toute unité de l’Allemagne. Depuis la scission entre les deux Allemagnes, en 1949, pas moins de 3 millions de personnes, soit 20% de la population de la RDA, ont fui vers l’ouest. Les ressortissants de Berlin-Ouest ne pouvaient déjà plus entrer librement en RDA depuis le 1er juin 1952.

Une vaste prison
Le gouvernement communiste de l’Allemagne de l’Est veut empêcher ses ressortissants de fuir vers la République fédérale allemande, à l’Ouest, où démocratie rime avec prospérité.

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.

Décidée par Ulbricht et planifié par Honecker cette opération mettra moins d’une journée pour être mise en œuvre par l’armée populaire et la police des frontières. Les frontières sont fermées, les barbelés tendus, les fossés creusés, le mur s’élève. Les accès sont dépavés et dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.

L’enclavement est rendu plus efficace par la diminution des points de passage : 69 points de passage sur les 81 existants sont fermés dès le 13 août. La porte de Brandebourg est fermée le 14 août et quatre autres le 23 août.

:arrow: http://www.ina.fr/playlist/histoire-et- ... 06.fr.html

Le 23 août, Berlin Est n’est plus accessible. Dans les jours qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.

Fin 1961, il ne reste plus que 7 points de passages entre l’Est et l’Ouest de Berlin.
La Potsdamer Platz est coupée en deux. Le centre historique de la ville devient progressivement un grand vide sur la carte.

Berlin Est est sous contrôle et ses habitants ne peuvent donc plus se rendre à Berlin Ouest ou en RDA.

Le mur de la honte
L’opinion occidentale parle du « Mur de la honte ». Le « mur » court sur 43 km à Berlin même et sur 112 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale et concrétise le concept de « rideau de fer » dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le dispositif de sécurité du mur en quelques chiffres :
Longueur totale de la ceinture autour de Berlin-Ouest : 155 kilomètres, dont longueur entre Berlin-Ouest et Berlin-Est : 43,1 km. et longueur entre Berlin-Ouest et la RDA : 111,9 km.
Tours de contrôle : 302
Unités de chiens de garde : 259
Miradors : 93.
Bunker : 20.
Mesures d’un segment de mur :
- Hauteur : 3,6 m. au minimum.
- Largeur 1,20 m.
- Profondeur au sol 2,10

Les conséquences économiques et sociales sont immédiates : 63 000 Berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est.

Avec cette nouvelle frontière, qui prend physiquement l’aspect d’un mur, c’est un pays, mais aussi des familles qui sont littéralement coupées en deux. Il y a eu des manifestations à l’Ouest pendant quelques jours. Mais les Berlinois de l’Ouest doivent s’habituer à la présence du Mur. Les maisons sont abandonnées, Berlin Ouest perd environ 340 000 habitants, mais elle survit grâce aux subventions de la RFA. Berlin Ouest appellera la main d’œuvre immigrée pour compenser la perte des habitants.

C’est une population finalement résignée qui voit s’installer la douleur de la séparation politique, administrative, économique et Physique.

Quelques moments d’espoir vont cependant venir éclaircir la vie des habitants de Berlin

Des discours qui ont marqué l’histoire
Le 26 juin 1963, John Kennedy prononce à Berlin un discours historique. Il déclare « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois »), marquant la solidarité du Monde libre pour les Berlinois.

Nous sommes en pleine guerre froide. Le mur de Berlin existe depuis 2 ans. Il symbolise le déchirement du monde entre le capitalisme d’un côté et le communisme de l’autre. Quelques mois plus tôt, à l’automne 1962, la fameuse crise des missiles que l’Union Soviétique a pointés sur les États-Unis à partir de l’île de Cuba a failli entraîner une guerre nucléaire. C’est donc dans un contexte particulièrement tendu que le Président des États–Unis, John Fitzgerald Kennedy, entame une tournée en Allemagne : Cologne, Bonn, Hanau, Francfort et point d’orgue Berlin. La visite du président des Etats-Unis est lourde de significations pour les Berlinois.
Ce n’est pas la première fois que les Etats unis apportent leur soutien à l’Allemagne et plus particulièrement au renouveau de l’économie : le plan Marshall, le pont aérien qui, de juin 1948 à mai 1949, a permis aux Berlinois de survivre au blocus de l’Union Soviétique.
Kennedy doit prononcer son discours depuis le balcon de la Mairie de Schöneberg, un quartier de Berlin. Les Berlinois l’attendent par milliers, heureux et plein d’espoir. Il sera porté à son comble quand, quelques minutes plus tard, Kennedy prononce ces mots qui entreront dans l’histoire :

"Two thousand years ago the proudest boast was civis Romanus sum. Today, in the world of freedom, the proudest boast is ’Ich bin ein Berliner".
"Il y a 2000 ans, la plus grande fierté était de dire : "Je suis un citoyen romain". Aujourd’hui, dans le monde de la liberté, la plus grande fierté est de dire : "Je suis un Berlinois".
:arrow: http://www.ina.fr/media/petites-phrases ... er.fr.html

Les allemands entendent cette phrase dans leur langue maternelle et c’est là tout le génie politique et le sens historique de Kennedy ; l’impact provoqué est immense et unique. Les Berlinois, et le monde entier comprennent à ce moment-là ce que veut dire Kennedy : jamais les Etats-Unis n’abandonneront Berlin. En cas d’une éventuelle agression de l’Union Soviétique, Berlin sera défendue par les Américains. L’interprète de Kennedy, Robert Lochner a raconté que tandis que le président se rendait à la mairie, il lui avait demandé comment traduire en allemand "I am a Berliner". L’interprète lui écrit alors au stylo rouge sur un petit carton la transcription phonétique de la fameuse phrase : Ish - bin - ein Bearleener. Avant son discours, Kennedy répète la prononciation dans le bureau de Willy Brandt. On retrouve cette phrase écrite à la main sur la première page de son discours. C’est à l’issue d’une journée passée à Berlin, que Kennedy, après avoir vu le mur de ses propres yeux, aurait eu dans la plus grande spontanéité, l’idée de cette petite phrase qui a marqué l’histoire.

Un autre grand homme, un autre américain a marqué l’histoire du mur de son passage à Berlin, il s’agit de Ronald Reagan.
Berlin, 12 juin 1987, la situation est bien différente. En effet, Mickael Gorbatchev est arrivé au pouvoir en URSS en 1985 et avec sa politique de réformes, la Perestroïka, un vent d’ouverture souffle sur le monde soviétique. Ronald Reagan et Mickael Gorbatchev se sont déjà rencontrés pour négocier la réduction des arsenaux nucléaires. C’est dans ce contexte qu’en juin 1987, Reagan effectue sa tournée en Europe. Initialement le président devait passer par Bonn et non par Berlin. Mais, à la demande du gouvernement ouest allemand, Berlin est ajouté au programme. Deux mois plus tôt, en avril, Peter Robinson, proche collaborateur du président, est chargé d’écrire le discours. Il se rend à Berlin, survole le Mur, les deux parties de la ville, l’Est, l’Ouest puis il est reçu par des Berlinois qui lui disent leur peine et leur douleur face à ce mur, lui racontent la souffrance des familles séparées. Robinson décide de lancer dans le discours du président un appel à Gorbatchev pour qu’il fasse tomber le Mur.
Cette idée plait à Ronald Reagan mais est sévèrement combattue par le Security council. Le texte est jugé maladroit, et l’idée d’un incident diplomatique refroidit les esprits. Le texte est sans cesse remis en question. Le discours doit être prononcé, là, devant la Porte de Brandebourg, cette porte qui se situe dans le secteur soviétique, cette porte, symbole de la division de Berlin .Reagan revient donc sur les lieux du triomphe de Kennedy mais le climat a bien changé : de grandes manifestations de l’extrême-gauche, des écologistes et des pacifistes accueillent cette fois le président des Etats-Unis. Le matin même du 12 juin, dans la limousine qui l’emmène vers la Porte de Brandebourg où le discours va être prononcé, Reagan dit : « The boys at State are going to kill me, but it is the right thing to do » :
(ceux du Département d’Etat vont me tuer, mais c’est la bonne chose à faire)


"General Secretary Gorbachev, if you seek peace, if you seek prosperity for the Soviet Union and Eastern Europe, if you seek liberalization, come here to this gate. Mr. Gorbachev, open this gate ! Mr. Gorbachev, tear down this wall !"
« Si vous cherchez la paix, si vous cherchez la prospérité pour l’Union soviétique et l’Europe de l’Est, si vous cherchez la libéralisation, venez ici à cette porte. M. Gorbachev, ouvrez cette porte ! M. Gorbachev, abattez ce mur »

On raconte que, de l’autre côté de la Porte de Brandebourg, côté Est, 300 personnes luttaient contre la police pour tenter d’entendre Reagan. Des marches militaires auraient alors été diffusées par les hauts parleurs pour couvrir la voix de Reagan.6 mois plus tard, le mur tombe, Gorbatchev et Reagan, signeront à Washington "l’option zéro", l’accord de démantèlement de toutes les forces nucléaires intermédiaires.C’est ce rôle actif dans la chute du rideau de fer, qui a fait apparaître Ronald Reagan comme le grand vainqueur de la guerre froide.
Son successeur George Bush, qui prend ses fonctions début 1989 poursuivra dans la même veine. Il soutiendra la marche vers la réunification allemande et maintiendra le dialogue avec Mikhaïl Gorbatchev, tout en poursuivant une baisse du stock d’armes nucléaires des États-Unis.

En décembre 1963, le Sénat a obtenu l’accord des autorités allemandes de l’Est pour permettre à des milliers de Berlinois de l’Ouest de rendre visite à leurs proches pour les fêtes de fin d’année, ou pour des événements (naissances, mariage, décès…).

En novembre 1964, les retraités peuvent rendre visite à leur famille habitant de l’autre côté. Ils constituent la majorité des 383 181 Est Allemands ayant une autorisation pour franchir le mur.

En 1968, les voyageurs de l’Ouest doivent avoir un passeport et un visa, s’ils veulent se rendre de l’autre côté

Beaucoup de Berlinois de l’est vont vivre cette surveillance permanente et ce contrôle de la circulation comme une violente humiliation. A tel point que certains n’hésiteront pas à mettre leur vie en péril pour passer à l’ouest. Vraisemblablement plusieurs centaines de ressortissants est-allemands mourront en franchissant le mur.

Les grandes évasions :
Pendant la première année de sa construction, le mur sera défoncé 14 fois par des poids lourds.

En 1961, 24 personnes réussissent à franchir le mur en train.
En 1962, 14 Berlinois de l’Est enivrent le capitaine d’un bateau et réussissent à traverser la Spree malgré les coups de feu
En 1964, Hubert Hohlbein, Peter Schulenburg et 35 étudiants complices creusent un tunnel de près de cent mètres. Plus de soixante citoyens réussissent à s’échapper avant que la police ne découvre l’opération qui se terminera dans un bain de sang.
En 1972, Hartmut Richter réussit à faire passer dans le coffre de sa voiture, en plusieurs voyages, plus de 33 habitants de l’Est. La Stasi arrivera à le prendre sur le fait trois ans plus tard.
Les trois frères Bethke, Ingo, Holger et Egbert, ont chacun à leur manière traversé le Mur. En 1975, Ingo a couru au travers des fils de fer barbelé. Holger a préféré un câble avec nacelle au dessus du Mur en 1983. Enfin, en 1989, tous deux sont allés chercher le dernier, Egbert, avec un engin léger, une sorte d’ULM.

Depuis la construction du mur, 5043 Allemands de l’Est réussissent à passer, parmi eux 574 gardes frontières fuiront leurs postes. Environ 6000 personnes furent emprisonnées pour avoir essayé de franchir le Mur ou pour avoir prémédité leurs fuites.

Une victime en particulier marquera les esprits, pas par la violence de sa mort ni par l’originalité de son évasion mais par l’ironie cruelle de sa position : il s’agit de la dernière victime du mur, Chris Gueffroy...
A deux pas du Britzer Zweigkanal, Chris Gueffroy, un garçon de café âgé de vingt ans, tenta de fuir vers Berlin-Ouest dans la nuit du 5 au 6 février 1989 avec un ami. Il voulait échapper au service militaire au sein de l’armée de la RDA. Les fugitifs étaient convaincus que les gardes-frontières n’avaient plus ordre de tirer.
Après avoir escaladé le mur d’arrière-plan et la clôture de signalisation, les deux hommes avaient été repérés par les gardes-frontières de la RDA. Ils furent encerclés de part et d’autre par deux patrouilles. Après plusieurs avertissements et tirs de sommation, les gardes-frontières ouvrirent le feu sur les deux fugitifs. Chris Gueffroy, touché mortellement au cœur, s’écroula à terre à proximité de la dernière clôture avant la frontière avec Berlin-Ouest.
Chris Gueffroy fut le dernier fugitif abattu à la frontière avec Berlin-Ouest par les gardes-frontières de la RDA, à quelques mois de la chute du mur. Son ami fut blessé et condamné par le tribunal de Berlin Pankow à trois années de réclusion pour « tentative aggravée de violation de la frontière d’état ». En octobre 1989, il fut extradé à Berlin-Ouest.Les quatre soldats de frontière impliqués furent récompensés par les autorités est-allemandes, chacun par une prime de 150 Marks. A la réunification, un procès fut néanmoins ouvert à Berlin par la justice de l’Allemagne. Deux soldats sont acquittés en janvier 1992, un est condamné à une peine avec sursis, alors que le principal accusé est condamné à une peine ferme de trois ans et demi (peine réduite par le Tribunal Fédéral à deux ans - avec sursis - en 1994).Le 21 juin 2003, date à laquelle il aurait eut 35 ans, une stèle commémorative fut posée sur le site où s’étaient produit ces événements. Karl Biedermann est l’auteur de la stèle qui porte l’inscription suivante : « Cette berge figurait sur le tracé du mur de Berlin (1961 à 1989). C’est ici que Chris Gueffroy, né le 21 juin 1968, fut abattu le 5 février 1989. Il fut le dernier fugitif abattu lors d’une tentative de franchissement du dispositif frontalier de la RDA. »

En mai 1985, Mikhaïl Gorbatchev succède à Tchernenko au poste de premier secrétaire du Parti communiste de l’Union Soviétique avec la ferme intention de réformer le parti communiste. Il met en place la Glasnost (ce qui signifie transparence), cette politique de liberté d’expression vise à faire pression sur les conservateurs hostiles à toute tentative de restructuration. Dès 1985, Gorbatchev s’attelle à la Perestroïka, une politique de réformes sociales et économiques de l’Union Soviétique.

Dans le même temps, Gorbatchev cherche à mettre en place une politique de coopération internationale. Il se lance dans une politique de détente avec l’Ouest et il met ainsi fin à la Guerre Froide qui a menacé pendant si longtemps la paix mondiale.
Gorbatchev rencontre pour la première fois à Genève, du 19 au 21 novembre 1985, le président américain Ronald Reagan.

Les 2 hommes posent les bases du dialogue américano-soviétique. Ils négocient la réduction des arsenaux nucléaires. Par ailleurs, des conventions sont conclues avec les pays de l’Ouest sur le retrait des euromissiles et sur la réduction des troupes en Europe.

La rupture que Mikhaïl Gorbatchev a initié dans la politique intérieure de l’URSS porte une charge symbolique très forte dans le monde et encourage des courants en route vers un processus démocratique présent en Europe de l’Est et en Chine. Gorbatchev devient très populaire à travers le monde.

En mai 1989, Gorbatchev se rend à Pékin. La république populaire de Chine est alors dirigée par le secrétaire général du parti communiste chinois Deng Xiaoping. Sa politique est critiquée par les étudiants et les intellectuels. Ces derniers sont influencés par la Glasnost, mise en œuvre en URSS. La visite de Gorbatchev au dirigeant chinois va provoquer d’immenses manifestations estudiantines dans Pékin. Au-delà des demandes de réforme politique, les principales revendications portent sur la liberté d’association (création de syndicats étudiants indépendants) et la transparence. Ces manifestations seront vivement réprimées par les autorités chinoises dans le plus grand secret.

Le 13 juin 1989, le président soviétique se rend à Bonn pour une visite officielle. Il déclare « vouloir surmonter les divisions de l’Europe ». Il est accueilli par une liesse populaire brandissant des slogans favorables. Le chancelier allemand Helmut Kohl et Gorbatchev signent une déclaration commune sur les bouleversements récents des relations internationales.

Le 7 octobre 1989, Mikhaïl Gorbatchev est reçu par Erick Honecker à l’occasion du quarantième anniversaire de la RDA. Ce dernier, dans son allocution, désigne la RDA comme "le rempart contre l’impérialisme", comme la "vitrine" et le "brise-lame" des pays socialistes. "En avant, toujours ! En arrière, jamais !" dit-il encore, ignorant les avertissements de Mikhaïl Gorbatchev qui l’encourage dans la voie d’un renouveau selon le modèle soviétique. Gorbatchev dira ensuite à la presse : "Celui qui prend du retard, celui-là, la vie le punira".
Cet anniversaire marque la dernière grande manifestation populaire du régime communiste de la République Démocratique Allemande. Pendant les cérémonies officielles, se déroulent des contre manifestations dans quelques villes est-allemandes. Là où la presse occidentale n’est pas présente, elles sont brutalement réprimées par la police et la sécurité d’Etat.
Par la suite des manifestations de plus en plus nombreuses, rassemblant des milliers de personnes s’organisent. La foule exige des réformes et des élections. Le 7 novembre 1989, la majorité des membres du Bureau politique et du gouvernement démissionnent, sous la pression des manifestations de masse.

A Berlin, le 9 novembre, un afflux de foule aux frontières interallemandes entraîne dans la nuit la chute du Mur dans une ferveur populaire époustouflante.

28 ans après sa construction, le « mur de la honte » est tombé symbolisant l’effondrement du bloc communiste.

Une ère nouvelle commence :
:arrow: http://www.ina.fr/video/CAB89047696/col ... ur.fr.html

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l’Est et de l’Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961, prenant de court les dirigeants des deux bords.
La chute du Mur met fin à cinquante ans de séparation et d’antagonismes entre les deux parties de l’Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA) et la République Démocratique Allemande (RDA).

« Le Mur est ouvert » scandent les chaînes de radio et de télévision de la République Fédérale allemande (RFA) à l’Ouest. La nouvelle se répand également à l’Est et de plus en plus de monde se dirige vers le Mur. Des morceaux entiers sont fiévreusement abattus à coup de pioches.
:arrow: http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/ ... te.fr.html

Ce sont ces images de liesse populaire qui restent gravées dans les esprits. Comme, le 11 novembre 1989, lorsque le violoncelliste Mstislav Rostropovitch vient encourager la démolition du Mur en donnant un concert improvisé
:arrow: http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php%20?id-video=MAM_2000000000005667_200911031403_F2

C’est le triomphe de la démocratie sur la dictature du parti unique.
:arrow: http://www.ina.fr/video/CAB89047689/jou ... st.fr.html

Sources : INA - FRANCE TELEVISIONS - Site officiel de la ville de BERLIN

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 Sujet du message: Re: Le mur de la honte (1961-1989)
MessagePosté: Lun 9 Nov 2009 14:52 
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très belle initiative, Phil, de nous lancer ce sujet au lendemain du 20ème anniversaire du mur; nous étions, bien évidemment directement concernés par ces évènements, car placés au 1ères loges!!! bon, avec le recul, quand on sait que dans les pays du bloc de l'Est et jusqu'à Moscou étaient concentrés 51.000 chars et 3 millions d'hommes, ma modeste patrouille n'aurait pas eu assez de Milan ni de munitions de 12.7 pour faire face; ça fait froid dans le dos! :nié:
Ce qui me dérange (attention, ne tirez pas de mes propos quelconque idéologie marxiste!), c'est le discours "édulcoré" de ces belles paroles: nous étions du bon côté de la force, les autres du mauvais... bien sûr la finalité de la chose a été l'effondrement d'une idéologie brutale, mais il ne faut pas oublier que l'ex RDA est passée d'un régime communiste à la démocratie, et quand je lis:

Bourbon a écrit:
Les conséquences économiques et sociales sont immédiates : 63 000 Berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est.

on oublie de dire que cette démocratie a imposé immédiatement son côté "impérialiste"; la conséquence directe aussi a été l'apparition du chômage de masse (fermetures des usines, bouleversements des activités agricoles, perte des emplois administratifs...). Beaucoup d'ex allemands de l'Est dénoncent aujourd'hui ce revers de la médaille. Il ne faut pas oublier également de dire que la RDA était le pays du bloc de l'Est où les conditions de vie étaient les meilleures. On voit apparaitre maintenant beaucoup de nostalgiques de cette époque (recherche des vieilles Traban, nourriture "de l'époque", ect...). C'est le côté pervers de l'affaire.... de la même manière que l'Europe (qui est nécessaire pour ne plus se foutre dessus avec nos voisins) se construit: avec ses avantages.....et ses côtés pervers de sa politique impérialiste plus que démocratique à mes yeux.
Un G.W. Bush vaut il mieux qu'un Erick Honecker? y'a manière à discuter, non?


Bourbon a écrit:
C’est le triomphe de la démocratie sur la dictature du parti unique.

ça fait pompeux, non????

Goebbels aurait pu tenir ce genre de discours....

c'est vraiment ce type de propos qui m'interpellent. Moi je résumerais tout ça dans "on est dans l'moins pire...mais y'a moyen de faire vraiment mieux".

Allez, tournons la page de l'ennemi "rouge" pour nous concentrer sur la menace des régimes théocratiques... y'a peut être tout autant à s'inquiéter...

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 Sujet du message: Re: Le mur de la honte (1961-1989)
MessagePosté: Lun 9 Nov 2009 19:41 
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switch a écrit:
très belle initiative, Phil, de nous lancer ce sujet au lendemain du 20ème anniversaire du mur; nous étions, bien évidemment directement concernés par ces évènements, car placés au 1ères loges!!! bon, avec le recul, quand on sait que dans les pays du bloc de l'Est et jusqu'à Moscou étaient concentrés 51.000 chars et 3 millions d'hommes, ma modeste patrouille n'aurait pas eu assez de Milan ni de munitions de 12.7 pour faire face; ça fait froid dans le dos! :nié:



les Ricains ils s'y croyaient eux :mrgreen:


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 Sujet du message: Re: Le mur de la honte (1961-1989)
MessagePosté: Mer 11 Nov 2009 18:22 
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Je pense que nous étions moins concernés face à la menace rouge.

Nous étions plus dans un esprit d'auto-défense, nous n'étions d'ailleurs pas dans le pacte de l'O.T.A.N.

De plus, depuis 199 ?, nous n'étions plus les F.F.A., mais les Forces Françaises Stationnées en Allemagne (F.F.S.A.).

Enfin, je me rappelle de ce qui a souvent été dit : N'importe quel ennemi qui interviendrait en France le vendredi après 18h00, ça causerait un gros problème.

Et comme l'a signalé le dernier chef d'Etat-Mjor de Berlin, nous n'étions que des appelés.

Eux les américains s'étaient des engagés, et dont l'armée lutta souvent contre les forces soutenues par l'U.R.S.S. ou la Chine, 1950 à 1953 Corée ; 1965 à 1975 Vietnam ; crise avec Cuba et appel de Cuba à l'aide de l'U.R.S.S. ; puis les attaques sur le U2, celles sur le Blackbird ; etc ...

Nous à part les guerres d'indépendance, parfois soutenue par l'U.R.S.S. (Indochine), nous n'étions pas souvent face à face à l'U.R.S.S..

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 Sujet du message: Re: Le mur de la honte (1961-1989)
MessagePosté: Ven 4 Juin 2010 16:31 
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Malheureusement il y en ailleurs des murs et toujours pour les mêmes "conneries" et ce n'est pas prêt de se terminer quand on regarde l'actualité.

Et c'est toujours les petits qui trinquent.

Bon WE

Jacques


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